le village sans publicitéLorsqu'il s'agit de communiquer avec des usagers en déplacement, deux notions entrent en ligne de compte.
| la visibilité du message | ne doit pas être caché par d'autres éléments |
| la lisibilité du message | du fait de la vitesse de déplacement, le message doit pouvoir être lu et compris dans un laps de temps déterminé, à une distance de lecture, qu'il est nécessaire de prendre en compte pour le dimensionnement des éléments du message |
Cette page vise à fournir :
Le règlement national de publicité fixe les tailles maximum admissibles à respecter en matière de communication extérieure, en fonction de la nature des dispositifs. Ces tailles doivent être respectées pour les raisons suivantes :
La feuille A4 ci-jointe reprend divers points de repères comparés du point de vue leur surface.
La signalisation routière, pour qu'elle puisse remplir sa fonction, voit sa composition appuyée sur une méthode prenant en compte :
Ces éléments sont définis par la circulaire interministérielle relative à la signalisation de direction n°82-31 du 22/03/1982 en application de l'arrêté du 19/01/1982 (livre 1, livre 2). Les tailles suivantes, en mm, en fonction des vitesses, ont été définies comme hauteur de base des caractères pour les échangeurs routiers ou autoroutiers et les carrefours à niveau (hors signalisation avancée).
| vitesse de référence | pré-signal ou confirmation |
signal en position | signal en position TEI sans affectation de voie |
signal en position TEF avec affectation de voie |
| <60 | 100 | 100 | 100 | 100-160 |
| 60-75 | 100 | 100-125 | 100-125 (d>15m) | 160-200 (d>15m) |
| 75-90 | 125 | 125-160 | 125-160 | 200-250 |
| 90-110 | 160 | 160-200 | 250-320 |
| exemple de contenu sur une pré-enseigne dérogatoire qui répond au critère de lisibilité en 5 lignes maximum |
Ces tailles sont importantes, sachant que le texte prévoit même l'augmentation d'une gamme de taille en présence d'un panneau foncé.
Les deux dernières colonnes correspondent fonctionnellement respectivement à un enseigne avec signal amont et une enseigne sans signal amont. Lors de la composition d'une pré-enseigne dérogatoire, par définition hors agglomération et de surface réduite, une dizaine de mots est un maximum déjà très généreux.
Cette pratique, que l'on rencontre parfois, est évidemment illégale car elle consiste à détourner
méthode de décompte en cas de message continu sur plusieurs dispositifs
Le Tribunal Administratif de Lyon (17/10/1995, société Art-Vision) a jugé que lorsqu'il y avait continuité du message, bien que des panneaux soient séparés et que chaque message pouvait se comprendre individuellement, c'est la surface des tous les dispositifs qui est à prendre en compte.